23 juillet 2004

Dans ce monde vicieux

Allez, encore un peu de Rufus Wainwright, avant de partir en week-end. Le nouveau titre de ma radio.blog s'intitule Vicious World. Il est tiré du dernier album en date de Rufus, Want One. A sa sortie, mon rédac. chef m'a demandé si nous devions faire une interview de lui. L'attachée de presse de se faisait pressante, ce qui est une bonne définition de son métier. Je n'avais pas eu beaucoup le temps pour écouter Want One. Nous l'avions déjà interviewé pour Poses, son disque précédent et je n'étais pas super fan de ce qu'il faisait, à part un ou deux titres sur Poses. Pour ce que j'en avais écouté, Want One ne m'avait pas transcendé. J'ai donc dit non. Pas de bol, il a fait tous les médias (dont une pleine page dans le Monde), et à part les Inrocks, tous ont été dithyrambiques sur ce nouvel album. Depuis, mon rédac chef m'en veut d'avoir raté cette occasion. Ne pas trouver Rufus dans notre mag, alors qu'il est partout ailleurs et qu'il est un des rares artistes pop à être ouvertement pédé ET à avoir une once de conscience politique (cf mon post sur Wig in a box), peut effectivement sembler bizarre. D'autant, qu'à la réécoute, Want One est effectivement très réussi. Vicious world est mon morceau préféré. Les paroles sont touchantes et simples et j'adore le travail qu'il a fait sur les voix. Je vais néanmoins avoir l'occasion de me rattraper d'ici l'année prochaine, pour la sortie de Want two. Cette fois-ci, Rufus, promis, je ne te raterai pas.