09 août 2004

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C'est le nombre d'albums de David Bowie dans ma discothèque. Bowie devance Ani difranco et Joni Mitchell, avec 9 albums pour chacune d'elles. Pour ces trois là, je suis loin de disposer de l'intégrale, il me reste à peu près la moitié du chemin à parcourir. C'est mon ami photographe qui avait remarqué, un jour, lorsqu'il entrait chez moi : "toi, quand tu aimes un artiste, tu aimes bien avoir beaucoup de ses cds". Mon ami photographe avait vu juste. Lorsque j'aime bien un groupe ou un artiste, j'aime bien connaître son parcours, voir comment il ou elle a évolué, connaître ses meilleurs albums, ses moins bons, ses plus expérimentaux, ses moins populaires. Ainsi, même si je ne la possède pas en CD, je connais toute l'oeuvre de Led Zeppelin, Gainsbourg ou de Dead Can Dance (que la médiathèque de Bordeaux soit ici remerciée). Il est fascinant d'ailleurs de voir l'évolution de ces derniers. Alors qu'au début, Brendan Perry et Lisa Gerrard chantent séparément, leurs voix se mêlent peu à peu au fil des albums et leur style s'affine. Le climax est atteint avec leur dernier album (avant séparation du couple et arrêt de la carrière commune), Spirit Chaser où les deux semblent avoir trouvé une harmonie parfaite. Au regard de la carrière d'un artiste, chaque album prend une coloration légèrement différente. Il s'enrichit. J'applique la même démarche à la littérature. J'ai lu tout Frank Herbert (Dune), tous les romans de John Irving ou Paul Auster. C'est peut-être pour cela que j'aime autant les séries télé. Parce qu'elles permettent de suivre des personnages sur du long ou moyen terme. Ceci dit, que l'on n'en conclue pas que j'ai quelque chose contre les one shot. Quelque soit le domaine, les "un coup" peuvent aussi avoir leur charme.