29 octobre 2004

Autorité

Deuxième cours de guitare pénible d'affilée. Je les avais tous les deux moins bien préparés que d'habitude, indéniablement. Cela fait donc deux cours où nous faisons du surplace, et dont je ressors super déprimé. Pourtant, ce n'est pas tant de ne pas avancer que la méthode de mon prof, qui me chiffone. Mon prof de chant a une attitude très positive. Lorsque je rate un exercice, il commence par mettre en avant ce que j'ai réussi, pointe du doigt mon défaut et me fait recommencer. Lorsque vraiment je me ramasse comme une daube, on se marre en se moquant gentiment de moi. Mon prof de guitare, lui, m'engueule. Un truc qui m'horripile : quand je ne sais pas quelque chose, il me demande ce que j'en pense. Ben je sais pas justement, dis moi, je vais essayer de retenir et on avance, non ? Non. Donc, ça m'agace. J'ai l'impression d'être à nouveau au collège. L'autorité, quand j'ai besoin de gagner ma vie, je fais avec. Quand on est en dehors de ce cadre, j'ai plus de mal. Il me semble que j'ai passé l'âge de me faire remonter les bretelles. D'autant qu'en étant un peu prétentieux, je pense que je pourrais lui apprendre des trucs dans d'autres domaines. Ce soir, j'ai failli m'énerver et me casser plus d'une fois. Mais voilà, si je veux en faire mon boulot, il faut que j'apprenne à avaler des couleuvres. A choisir entre lui qui m'engueule maintenant ou un ingé son parce que je ne joue pas assez régulier plus tard, je préfère choisir le maintenant, en espérant que les couleuvres d'aujourd'hui suffiront à m'en faire passer le goût pour les années à venir. Je continue donc ce cours pour l'instant, à condition que je retrouve l'énergie pour les bosser. Ceci dit, je veux bien faire des concessions à mon dégoût de l'autorité, mais je ne suis pas masochiste non plus. Va pas falloir pousser mémé trop longtemps.